Les premiers matins froids se lisent dans notre standard : une batterie à plat, puis une autre, puis dix. Le démarreur tourne lentement, puis plus du tout, et la voiture qui roulait très bien la veille ne bouge plus du parking. La batterie n’est pas tombée en panne pendant la nuit : le froid a simplement révélé une faiblesse qui existait déjà.
Voici ce que vous pouvez vérifier avant de nous appeler, et ce qu’il vaut mieux ne pas tenter.
Pourquoi une batterie à plat arrive toujours un matin froid
Une batterie de démarrage fonctionne par réaction chimique. Le froid ralentit cette réaction, et la batterie délivre donc moins de courant qu’en été. Au même moment, le moteur en réclame davantage : l’huile est plus épaisse, et le démarreur doit forcer pour l’entraîner.
Une batterie neuve absorbe cet écart sans broncher. Une batterie qui a déjà quelques hivers derrière elle le passe une fois, deux fois, puis une fois de trop. C’est la raison pour laquelle les pannes de démarrage arrivent rarement de façon progressive : elles arrivent d’un coup, un matin, sans avertissement de la veille.
Les signes qui précèdent, quand on les regarde
- Le démarreur met plus longtemps qu’avant à lancer le moteur, surtout au premier démarrage de la journée.
- Les phares faiblissent nettement pendant que vous tournez la clé.
- Le véhicule démarre sans difficulté après un long trajet, et beaucoup moins bien après deux jours à l’arrêt.
- Un voyant de charge s’allume brièvement, puis s’éteint.
Ces signes ne veulent pas tous dire la même chose. Une batterie fatiguée se remplace, un alternateur qui ne recharge plus se répare, et les deux donnent les mêmes symptômes au conducteur. C’est ce que le dépanneur vient trancher sur place.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Trois choses, sans outil et sans risque.
Les consommateurs. Phares, plafonnier, autoradio, chargeur resté branché : tout doit être coupé avant une nouvelle tentative. Une porte mal fermée qui laisse le plafonnier allumé toute une nuit suffit à vider une batterie déjà juste.
Les cosses. Soulevez le capot et regardez les deux bornes. Une cosse desserrée, ou couverte d’un dépôt blanchâtre ou verdâtre, fait perdre le contact alors que la batterie, elle, est pleine. Si la cosse bouge à la main, le problème est peut-être là.
La boîte de vitesses. Sur une boîte manuelle, débrayez à fond pendant que vous tournez la clé : vous évitez au démarreur d’entraîner la boîte en plus du moteur. Sur une boîte automatique, vérifiez que le levier est bien sur P.
Les pinces, et les deux erreurs qui coûtent cher
Un démarrage avec des câbles fonctionne, à condition de respecter l’ordre et le point de branchement.
La première erreur est de brancher la pince noire sur la borne négative de la batterie déchargée. Une batterie en charge dégage de l’hydrogène, et l’étincelle du dernier branchement se produit précisément là. Cette dernière pince se fixe sur une partie métallique nue du moteur, à distance de la batterie.
La seconde erreur est d’insister. Si le moteur ne part pas après quelques tentatives courtes, continuer n’apporte rien et peut endommager le démarreur, voire le calculateur sur un véhicule récent.
Deux cas où il ne faut pas brancher de câbles du tout : une batterie gonflée, fissurée ou qui suinte, et une batterie gelée. Dans ces deux situations, appelez-nous plutôt que d’essayer.
Et sur un véhicule électrique
Une voiture électrique porte elle aussi une batterie de 12 volts, qui alimente l’électronique, l’ouverture et la mise sous tension. Quand celle-là se vide, le véhicule ne répond plus, même avec une batterie de traction pleine.
Le geste n’est pas le même que sur un véhicule thermique, et la procédure dépend du modèle. Dites-nous qu’il s’agit d’un électrique au téléphone : nous arrivons avec ce qu’il faut, et nous ne le tractons jamais roues au sol.
Quand il faut nous appeler
Dès que le véhicule bloque un accès, une rampe de parking ou une voie de circulation, l’affaire n’est plus mécanique, elle est de sécurité, et elle passe en premier. Allumez les feux de détresse, enfilez le gilet avant d’ouvrir la portière, et faites descendre tout le monde du côté opposé à la circulation : les consignes de la Sécurité routière valent pour une batterie comme pour un accident. Appelez ensuite, sans chercher à identifier la panne.
Dans tous les autres cas, prenez le temps des trois vérifications ci-dessus. Si rien n’y fait, nous intervenons tous les jours de l’année, de jour comme de nuit. Le prix vous est annoncé au téléphone, avant que le véhicule parte.
Au moment de l’appel, deux informations nous font gagner du temps : l’endroit exact, avec un repère visible, et la marque et le modèle du véhicule. Si la batterie doit être remplacée, nous savons alors si nous l’avons à bord.
Le détail de ce que nous faisons est sur la page nos prestations, et nos agences de Vénissieux, Oullins et Solaize couvrent l’agglomération. Pour nous écrire, la page de contact est là.